Mains au piano

Le choix d'un doigté au piano

Le choix d’un doigté au piano est parfois un casse-tête

Que vous soyez pianiste amateur ou professionnel, en suivant ces quelques conseils, vous pourriez être plus à l’aise :

Choisissez le confort

Un bon doigté doit permettre de jouer en respectant le plus possible l’ergonomie de la main. Par exemple, évitez les écarts entre 2-3, 3-4, 4-5 chaque fois que c’est possible. Pour jouer une tierce, mieux vaut privilégier 2-4, ou 3-5.

Les écarts entre le pouce et les autres doigts sont beaucoup moins éprouvants pour la main.

Le doigté imprimé sur la partition

Il a été choisi par une personne ; vous trouverez souvent son nom au début de la partition, sous la forme « Fingersatz von » ou « Doigté par » ou encore « Edité par » ; ce n’est pas parce que cette personne, quel que soit son talent, a trouvé qu’un doigté était bien pour elle, que vous êtes obligé de le respecter absolument. Je vous conseille de l’essayer, et de voir si oui ou non il vous convient. Parfois, dans certains passages très techniques, il faut persévérer un peu avant de savoir si c’est le cas, mais si le doigté n’est pas agréable, changez-le !

Pensez à une chose : tous les pianistes parlent du doigté de Chopin ; Chopin était un grand virtuose, nous sommes d’accord ; mais il a fait des choix selon sa main (et son écriture pianistique), alors oui, essayez son doigté, mais si votre main a une morphologie différente, elle aimera peut-être un doigté différent.

Les gens qui n’y connaissent rien en piano disent d’une personne qui a de longs doigts fins « elle a une main de pianiste, comme Chopin » Or j’ai eu un grand professeur, Edson Elias, qui avait des doigts plutôt larges et cela ne l’empêchait pas d’être un grand pianiste. En bref, le doigté de Chopin plaisait à … Chopin. Et le vôtre, c’est quoi ? Et si, dans 100 ans, les gens parlaient de VOTRE doigté?

Le corps a un instinct

Pour vous aider dans le choix d’un doigté, pensez aussi à une chose : le corps a un instinct. Laissez votre main vous guider vers le doigté qui lui convient. Avec l’expérience, vous verrez que c’est assez simple ; il vous sera même la plupart du temps inutile de noter vos choix, une partie de votre cerveau sera habituée à gérer cela, et il arrivera même que vous fassiez un choix différent un jour, à cause d’un élément imprévisible : une petite coupure à un doigt, ou un piano particulièrement difficile ou irrégulier, ou encore simplement parce que votre progression dans l’apprentissage du morceau que vous jouez nécessitera un changement vers un doigté différent. C’est normal, la vie, c’est le mouvement !

Ne surchargez pas la partition

Dernier conseil pour les doigtés : évitez de surcharger la partition en écrivant des doigtés inutiles : par exemple, vous avez une suite de 5 notes conjointes, vous voulez noter que vous démarrez avec le 1er doigt, bon, ok, mais est-il vraiment utile d’écrire ensuite : 2 3 4 5 sous les autres notes ? Oui, j’ai connu un pianiste qui faisait ça, et je peux vous assurer que le résultat est que le cerveau ne sait plus où donner de la tête ! C’est le cas de le dire ! Idem pour les doigtés imprimés que vous n’aimez pas : mettez du correcteur afin de ne plus les voir.

Pour tout autre conseil sur les doigtés, n’hésitez pas à m’écrire! Et si besoin, rejoignez mon cours collectif à Paris


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